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Intervention de Jérôme Laurre auprès de Confrontations Europe (24 septembre 2012)

Jérôme Laurre, président du Cercle Finance et Stratégie, interviendra le 24 septembre auprès de Confrontations Europe sur 

" Les défis de financement des entreprises après 5 ans de crise bancaire et financière "

 Au cœur d’un mécanisme d’amplification financière,  le secteur bancaire européen traverse une grave crise structurelle. Tenu pour responsable du déclenchement de la crise en 2007, puis entré dans la spirale infernale de la crise de la dette souveraine,  il se trouvera soumis  dès  le 1er janvier  2013  à des contraintes prudentielles plus sévères, les règles de Bâle  III. Elles  risquent d’avoir des effets induits sur le financement de l’économie qui n’ont pas été pris suffisamment en compte par les régulateurs. Ainsi, si ces règles sont adaptées à la situation 2003-2007, elles ne le sont pas à celle qui va prévaloir dans les 10 prochaines années (concurrence entre émetteurs privés et publics, risques souverains, rééquilibrage des flux de capitaux internationaux). En outre, les ratios de levier et de liquidité  pesant plus sur les crédits que sur les opérations de marché, peu consommatrices de liquidités, les règles de solvabilité imposées aux banques vont les conduire à réduire leur rôle de transformation, à diminuer leurs prêts, à se désengager des circuits longs  (investissements de long terme), à remettre en cause  certains métiers comme  le financement de projets et à orienter les clients vers les marchés, ce que pourront faire les grandes entreprises mais qu’en sera-t-il pour les PME ?  Les financements traditionnels sont appelés à disparaître, mais de notre point de vue, le recours  des PME aux marchés financiers constitue un risque. Nous analyserons pourquoi.     

Elément de  complexification, ces mutations en cours  interviennent dans un contexte de scandales à répétition  (perte de trading de JP Morgan à Londres, affaire du LIBOR pour Barclays, affaire de blanchiment pour HSBC..) qui confortent les tenants de la séparation des activités de marché et des activités de banque de détail. Car s’il est normal que la garantie publique  joue pour le retail  banking, tel n’est pas le cas pour l’investment banking. L’investment bankingpourrait-il être mieux encadré ?  Sans attendre les conclusions-elles sont prévues au début de  l’automne- du groupe d’experts européens sur la réforme de structure des banques européennes, Sandy Weill, ex PDG de Citigroup, sauvé de la catastrophe par une injection publique de 45 milliards de  dollars,  a pris les devants : il préconise cette séparation. Non sans provocation : n’est ce pas lui qui a conseillé Bill Clinton d’abolir le Glass-Steagall Act ?

Après le big bang règlementaire, il faut  s’attendre à une profonde recomposition du busines model bancaire et notamment de celui de la banque universelle. Comment restaurer leur rôle dans le financement de l’économie et de la croissance ? A quoi doivent s’attendre les entreprises en matière de financement de leurs besoins?

La réunion sera présidée par Philippe Herzog, président fondateur de Confrontations Europe