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Bonne année 2012

Bonne et heureuse année 2012 de la part de toute l'équipe d'AENSD1

Trois anciens élèves admis au concours de la magistrature en 2010

Félicitations à nos 3 collègues admis au premier concours de l'Ecole Nationale de la Magistratures en 2010 à des classements exceptionnelles ! Bravo à Julia, Laure et Madeleine de la promotion D1-2007 !

Liste des admis par ordre de mérite

 

 

Colloque 2009 à l'Assemblée Nationale

Les conséquences de la crise financière sur la gestion des collectivités publiques

Le 26 juin 2009, s'est tenu à l'Assemblée nationale la première conférence annuelle d'AENSD1 intitulée "les conséquences de la crise financière sur la gestion des collectivités publiques". Elle a réuni environ 70 personnes autour de quatre intervenants de grande qualité.

Les actes de la conférence ont été publié dans la revue Lexbase Hebdo - Edition Publique du 13 octobre 2009. Vous pouvez retrouvez l'article directement ici.

 

 

Lettre des élèves du département à l'attention du Ministre au sujet de la réforme de l'agrégation

Les étudiants du département droit, économie & gestion

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Domiciliés chez l’Association AENSD1

ENS Cachan – Antenne de Bretagne

Avenue Robert Schuman

35170 Bruz

Monsieur Luc Chatel

Ministre de l’Education nationale

110 rue de Grenelle

75357 Paris SP 07

 

A Rennes, le 18 novembre 2009

Objet : Interrogations, enjeux et craintes relatives à la réforme de l’agrégation

 

Monsieur le Ministre,

Les étudiants du département droit, économie et gestion (DEG) de l’Ecole normale supérieure de Cachan aimeraient attirer votre attention sur l’évolution de la réforme du concours de l’agrégation introduite par le décret n°2009/914 du 28 juillet 2009 et plus particulièrement sur la « masterisation » de ce concours. 

Dans l’état actuel du décret, le remplacement du mot « maitrise » par l’expression « master ou d’un titre ou diplôme reconnu équivalent » dans l’article 5-III du décret n°72-580 du 4 juillet 1972, impose aux candidats de la session 2011 d’être titulaire d’un Master 2 au moment de leur inscription au concours, soit dès le mois de septembre 2010. Alors que cette réforme devait améliorer la qualité de la  formation des enseignants, elle aura, au contraire, un effet préjudiciable sur l’attractivité de l’agrégation. A plus court terme, l’insuffisance des dispositions transitoires pour la session 2011 met en péril le cursus des normaliens préparant un Master 1 cette année et désireux de préparer ce concours l’année prochaine.

En outre, la « masterisation » du concours de l’agrégation bouleverse de manière très spécifique, le cursus des normaliens du département DEG.  En effet, ce cursus singulier s’articule autour d’un cycle universitaire classique (L3, M1) en droit dispensé à l’université, et des enseignements d’économie et de gestion dispensé au sein de l’ENS. A la suite de ces deux années pluridisciplinaires, les étudiants préparaient l’agrégation d’économie gestion, avec un taux de réussite très honorable (entre 95% et 100% de réussite par année). Enfin, fort de ces compétences acquises, les jeunes agrégés avait la possibilité de continuer leur études tant dans le cadre universitaire (M2 de droit ou d’économie sélectif, thèse) qu’au sein de grandes écoles afin d’y préparer divers concours de la haute administration notamment (ENA, ENM, EHESP…).

Des perspectives d’avenir remises en cause.

Aujourd’hui, ces prestigieuses perspectives d’avenir sont remises en cause pour les étudiants. Pour beaucoup, c’est donc l’intégralité de leurs projets scolaires qui se trouveraient contrariés. Sans agrégation, il leur est impossible de postuler dans un master 2 d’économie ou de gestion par exemple. Impossible également de se réorienter vers un département d’enseignement plus économique après avoir poursuivit son cursus de droit pendant deux ans, dans l’espoir de passer l’agrégation après leur master 1, alors qu’ils auraient pu le faire si cette réforme avait été annoncée plus tôt dans leur parcours universitaire. Impossible encore de se tourner dès l’an prochain vers une préparation aux concours de la haute administration qui sont toutes des formations insécables de plus d’un an. A l’avenir, la « masterisation » du concours va conduire tous les étudiants à faire deux masters 2 : l’un pour passer l’agrégation, et l’autre après l’agrégation, pour préparer des concours ou poursuivre dans la recherche. Cependant, le cursus de l’ENS se limitant à 4 ans, ce dernier master (le plus important et le plus difficile) se déroulera sans traitement et donc par un financement personnel. Cette injustice est d’autant plus mal vécue qu’elle est subie par des élèves fonctionnaires qui se réjouissaient de mettre sous peu leurs talents au service de l’Etat et de l’intérêt général.

Une réforme trop rapide et des mesures transitoires insuffisantes

Alors que les étudiants en DEG qui préparent actuellement un master 1 pensaient en début d’année qu’ils prépareraient l’agrégation dès l’an prochain, la « masterisation » du concours les conduit à rechercher en catastrophe un master 2 pour septembre prochain. Cette situation d’incertitude et d’urgence produit une insécurité juridique notable, incompatible avec une préparation sérieuse à l’agrégation.

De plus, les mesures transitoires n’ont pas pris en compte le fait que l’agrégation ne se prépare pas en une année, elle s’inscrit dans une logique pédagogique beaucoup plus longue. La « masterisation » du concours produit un effet inverse et enlève toute cohérence à l’enchainement des années. Ainsi, pour ce qui est de l’agrégation d’économie-gestion, les étudiants devront préparer un master 2 de droit à l’université pendant un an (sans aucun enseignement à l’école d’économie ou de gestion) avant de revenir à l’ENS pour préparer une agrégation d’économie et de gestion. Cette rupture soudaine dans les enseignements d’économie et de gestion (menée à l’Ecole en L3 et M1) imposerait donc un travail supplémentaire de rattrapage alors que la durée de préparation à ce concours ne cesse de décroître.

Baisse d’attractivité de l’agrégation au profit de la thèse

Auparavant, l’agrégation ne s’inscrivait pas en conflit avec une thèse puisqu’elle pouvait être préparée avant un M2 de recherche. Les jeunes agrégés pouvaient donc demander un report de stage avant de faire un M2 de recherche dans l’optique de préparer une thèse par la suite.

Aujourd’hui, les étudiants doivent faire un choix à la sortie de leur M2 entre la thèse (qui au niveau pédagogique et universitaire s’inscrit dans la continuité du travail de recherche effectué au cours du master 2) et l’agrégation. La thèse apparaît donc comme un débouché naturel à la suite d’un master de recherche à la différence de l’agrégation. De plus, en l’absence de passerelle financière, il serait aujourd’hui impossible de passer l’agrégation dans un premier temps, puis de continuer sur une thèse dans un deuxième temps comme l’ont toujours fait les normaliens jusqu’ici. Cette réforme nous conduit donc à faire un choix entre l’agrégation ou la thèse, et il est incontestable que leur choix se tournera vers la thèse. Cette situation risque à terme, de remettre en cause la pérennité des agrégations les plus fragiles, comme celle de mécanique ou d’économie-gestion qui sont uniquement préparées dans les Ecole normale supérieure.

Pour toutes ces raisons, vous comprendrez aisément que nous sommes opposés à la « masterisation » de l’agrégation telle qu’elle est prévue dans le décret du 28 juillet 2009. C’est pourquoi nous vous proposons trois aménagements possibles :

-          Reconduire les mesures transitoires afin que les étudiants qui sont actuellement en master 1 puissent préparer l’agrégation dès l’an prochain comme il pouvait légitimement le penser en début d’année scolaire ;

-          à défaut, que l’article 5-III du décret n°72-580 du 4 juillet 1972 soit interprété comme une obligation pour les candidats d’être en possession d’un master 2 au moment de la proclamation des résultats et non au moment de l’inscription au concours.

Dans l’attente de votre réponse, nous restons à votre entière disposition pour vous rencontrez éventuellement, et nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de nos sentiments respectueux.

 

Les étudiants du département DEG