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Témoignage d'Olivier Combe (D3-1982), Responsable des affaires institutionnelles, Groupe BPCE

 

Quelles sont tes fonctions actuelles, quelle est la nature de ton poste, où travailles-tu ?

Je suis responsable de Relations Institutionnelles à Direction des Affaires  Publiques du Groupe BPCE. BPCE SA est l’organe central commun aux réseaux des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Créée en 2010, notre Direction est essentiellement chargée de mener des actions de lobbying en lien avec les associations de Place françaises et européennes (Fédération Bancaire Française, Association européenne des banques coopératives, Groupement Européen des Caisses d’Epargne, Fédération Bancaire Européenne…). A titre d’exemple, nous avons beaucoup travaillé cette année sur l’élaboration des directives européennes liées à la régulation du secteur financier souhaitée par la Commission européenne. Pour ma part, j’ai également contribué aux travaux d’élaboration du projet de loi français sur l’économie sociale et solidaire entré en discussion au Parlement ainsi qu’au texte de loi sur la séparation et la régulation des activités bancaires adopté en juillet dernier. 

Peux-tu retracer rapidement ta carrière jusqu’à aujourd’hui ?

A la sortie de l’ENS en 1986, j’ai bénéficié de deux années de recherche dont une passée à la Direction des Etudes et Statistiques Monétaires de la Banque de France.

J’ai ensuite passé une année au service des Etudes de la Commission des Opérations de Bourse avant de rejoindre le monde des Caisses d’Epargne.

Entré en 1990 à la Direction de l’Organisation Financière du Centre National des Caisses d’Epargne (Service des Prévisions Financières puis de la Réglementation Financière), j’ai par la suite orienté ma carrière vers des postes à dominante plus institutionnelle et juridique (Direction des Relations Institutionnelles) avant de rejoindre en 2003 le Cabinet du Président de Directoire puis du Président du Conseil de surveillance. En 2010, j’ai intégré la Direction des Relations de Place alors en création,  devenue fin 2012 Direction des Affaires Publiques.    

Pourquoi avais-tu choisi l’ENS CACHAN/ENSET après tes années de prépa ?

Le choix était tout tracé. Etant bachelier B, j’ai opté après la terminale pour une classe préparatoire parisienne préparant exclusivement au concours de l’ENSET section D3, Sciences économiques et sociales. J’avais alors la ferme intention de devenir professeur d’économie. Mes rencontres avec un éminent Professeur d’économie financière bancaire et les dirigeants de la Banque de France ont changé la donne…   

Que t’a apporté l’Ecole ?

Comme pour beaucoup d’entre nous, c’est bien sûr l’opportunité d’intégrer une Grande Ecole digne de ce nom et de pouvoir mener des études supérieure à Paris (Université Paris 1 et IEP)  ce que je n’aurais pas pu envisager trois ans plus tôt. De l’ensemble de mes études à l’Ecole, j’ai également acquis une méthode générale de travail aisément transférable.

Quel est ton meilleur souvenir de l’Ecole ?

C’est incontestablement la richesse de la pluridisciplinarité, l’ouverture d’esprit, la liberté d’apprendre et la force des liens créés sur place. Notre association en est le témoin. Pour l’anecdote, je réside depuis maintenant trente ans tout près de l’Ecole et j’y passe encore très régulièrement. 

As-tu enseigné à ta sortie de l’Ecole ?

Ayant fait le choix de la recherche dès la troisième année d’études, je n’ai jamais enseigné après la sortie de l’Ecole.

Pourquoi avoir changé de voie ?

Le changement a été progressif et assez naturel après mon passage très marquant à la Banque de France et compte tenu des travaux menés qui portaient  sur la formation des taux d’intérêt et la politique monétaire. La recherche d’un premier emploi d’économiste dans le secteur bancaire est donc venue naturellement.

Progressivement avec l’expérience, je me suis orienté vers des postes plus politiques que techniques me sachant également plus attiré par des postes d’experts que de manager.

Comment vois-tu l’avenir pour toi, ton entreprise ou ton domaine d’activité ?

Notre secteur d’activité a connu ces dernières années, surtout depuis la crise de 2008 de grands bouleversements.  Nous devons nous adapter à un nouveau cadre réglementaire européen très contraignant et notre modèle économique devra évoluer. La relation banque-client change sous l’effet du consumérisme et du développement des nouvelles technologies.  Le virage de la banque numérique est un enjeu majeur pour les cinq à dix ans à venir.

Pour ce qui est du Groupe BPCE, il s’est considérablement développé ces dix dernières années avec notamment la création de Natixis en 2006 et la fusion entre la Caisse Nationale des Caisses d’Epargne et de la Banque Fédérale des Populaires en 2009. A titre d’exemple pour ce qui concerne l’organe central, nous étions 360 personnes en 1990, nous sommes aujourd’hui plus de 1000 et le Groupe dans son ensemble compte  environ 117 000 collaborateurs contre 38 000 en 1993.   

Quelles difficultés as-tu rencontrées pour réaliser ton projet ?

Je n’ai pas rencontré de difficulté majeure une fois entré aux Caisses d’Epargne. La principale difficulté a été de convaincre un employeur privé venant de la fonction publique…

Comment as-tu été aidé ?

J’ai été initialement aidé par mon Directeur de Thèse, très influent dans le milieu bancaire.

Peux-tu identifier les raisons de ta réussite ?

Rien que de très classique : une formation de base très solide et beaucoup de travail, mais aussi la capacité à saisir les opportunités au bon moment.

Que dirais-tu à un jeune normalien tenté par le même choix que toi ?

Je crois qu’il ne faut pas hésiter à franchir le pas et surtout rester déterminé ;  le reste est question d’opportunités et de travail personnel. Il faut faire un choix motivé, y croire, s’y tenir et cultiver son réseau de relations. 

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